Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 13:05

Après un long intermède , je reviens vers vous pour vous parler des plaies  de la main

 

La main est très exposée aux traumatismes  . en particuliers aux instruments tranchants  que ce soit dans la vie courante : couteau , bouts de verre ou dans le travail ou les traumatismes sont beaucoup plus graves car les plaies sont associées à des écrasements de pronostic très péjoratif

 

 

Commençons par le plus simple à savoir les plaies domestiques souvent par couteau ou bouts de verres cassés .

Qu’est ce qui détermine la gravité d’une plaie ? c’est son étendue et sa profondeur ;pour l’étendue c’est évident ,la profondeur est beaucoup plus difficile à évaluer.

En générale une plaie qui laisse entrevoir la graisse sous  cutanée peut être considérée

Comme une plaie profonde. pourquoi une plaie profonde est grave ?

 

Car elle risque de léser un élément noble : nerf artère tendon .articulation.

A la face palmaire les plaies sont beaucoup plus graves qu’à la face  dorsale . Pour la raison simple que les éléments importants de la main (tendons fléchisseurs nerfs des doigts artères  passent par la paume puis la face antérieure et latérale des doigts.

 

A la face dorsale il n’ya guère que les articulations de la main et des doigts, les tendons extenseurs qui ont une faible course  et donc leur adhérence éventuelle aux plans profond ou superficiels se résout facilement .

 

Que faire en cas de plaie ?  il faut laver et savonner abondamment. ensuite la sécher et la protéger par un pansement. Ensuite  si c’est une petite plaie  peu profonde (on ne voit pas la graisse sous cutanée) .il n’y a rien d’autres à faire que laver et savonner la plaies tous les jours .elle guérira en quelques jours …

 

Par contre toute plaie profonde en particulier de la face palmaire quelle que soit sa taille

Doit être explorée  pour rechercher une lésion des éléments nobles de la main.

Faut-il aller tout de suite à l’urgence ?  c’est non ! surtout la nuit les urgences sont encombrées et vous ne serez certainement pas pris en urgence . il y a là des personnes dont la vie est en danger !il vaut mieux  attendre le calme aller voir votre médecin ou un service de chirurgie de la main tranquillement le lendemain.

 

Quelles sont les urgences vraies qui ne peuvent pas attendre le lendemain ?

Elles sont au nombre de 4 :

      1° Les amputations

       2° Les dévascularisations ( les artères sont sectionnées ou bouchées  , la main n’est plus irriguée  sans rétablissement de la vascularisation elle va se nécroser .(la main est blanche froide et insensible ou trés douloueuse.)

        3° Les écrasements  souvent dans le cadre d’accident de travail. Ces écrasement entrainent des lésions et mort des tissus qu’il faut impérativement exciser pouréviter des infections graves, fixer les fractures et rétablir la vascularisation compromise.

         4°Enfin dernière urgence : les injections sous pression de liquides (huiles ,peintures)

C’est pratiquement toujours dans le cadre d’un accident de travail. ces liquides injectés avec  très grande pression pénètrent les espaces celluleux de là main et entrainent

De très graves nécroses .il faut un nettoyage minutieux dans les heures qui suivent l’accident.

 

Toute les autres plaies ne sont pas urgentes !!!!!   Dr   A  SELLAH institut de la amin  0262 40 60 86

 

 

 

 

 

         

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 19:53

ligament scapho- lunaire                                              ligaments latéraux et plaque palmaire                                               

Les traumatismes de la main
 

 

La main est très exposée aux traumatismes. Je ne parlerai pas ici des fractures, car elles entraînent  une impotence fonctionnelle telle  qu’une consultation rapide est faite  puis suivie d’un prise en charge médicale.

 

Il n’en est pas de même des luxations et des entorses.

La luxation

 

La luxation c’est la perte de contact entre  les 2 os d’une articulation. Ou déboîtement. Souvent le patient remet lui-même son doigt. Il faut cependant vérifier par l’examen puis par la radio  s’il n’y a pas une entorse grave des ligaments ou un arrachement de la plaque palmaire (ligament encroûté de cartilage sur la face antérieure de l’articulation du doigt.) car négligées ou incorrectement traitées les séquelles peuvent être importantes

Toutes les articulations de la main peuvent être concernées ,les plus fréquentes sont celles des articulations inter phalangiennes proximales, c’est-à-dire l’articulation du milieu du doigt, une immobilisation en extension est indispensable pendant 3 semaines suivie d’une période de rééducation plus ou moins longue.

 

Les entorses

 

Elles touchent l' articulation du milieu du doigt,   l’articulation de la base du pouce côté cubital  et l’articulation scapholunaire  chaque articulation a sa caractéristique et son traitement propre.

L’entorse de l’articulation ipp (inter -phalangienne proximale) ou articulation du milieu du doigt, peut toucher les ligaments latéraux (les ligaments qui tiennent le doigt de chaque côté comme des haubans de bateaux) ; ou la plaque palmaire en avant. Sans traitement l’attitude qu’on prend pour atténuer la douleur c’est la flexion du doigt.Cette position maintenue plus d'une  semaine va laisser le doigt définitivement fléchi ; il ne se corrigera plus.

 

La plaque palmaire peut se distendre, se rompre ,ou arracher son insertion osseuse sur la base de la 2ième phalange.Si le morceau arraché est gros et déplacé il faut opérer pour le remettre en place et le fixer (souvent par une broche). Sinon le traitement des entorses et de l’arrachement de la plaque palmaire c’est une attelle  maintenant l’articulation du milieu du doigt en extension pendant 3 semaines  puis une rééducation sur 2-3 semaines. L’articulation restera gonflée plusieurs mois voir définitivement .l'articulation peut rester douloureuse plusieurs mois
 
 

 

L’entorse du pouce.il s’agit de l’entorse du ligament latéral interne . cette entorse peut être bénigne (ligament seulement distendu) ou grave (ligament déchiré ) et dans ce cas une intervention est nécessaire car cette forme ne guérit jamais spontanément.

 

L’entorse du ligament scapholunaire. C’est un ligament d’une importance extrême, .il est la clef de voûte du poignet.là encore il peut être simplement distendu, et une simple immobilisation pour 3-4 semaine suffit pour entraîner la guérison. L’entorse peut être grave,( ligament rompu) ça s’appelle aussi la disjonction scapho-lunaire. Une intervention chirurgicale est indispensable  sinon les séquelles sont extrêmement graves et le handicap très  important. Dans la pratique Ce qui est difficile à évaluer c’est l’importance de la déchirure et celle-ci peut atteindre toutes les tailles c’est ici que l’arthroscopie montre toute son utilité . 
Elle va permettre d’apprécier de visu l’importance de la déchirure et aider à poser l’indication thérapeutique (les petites déchirures peuvent être assimilées à une entorse bénigne)

 

Les luxations autour du semi lunaire.

Il s’agit d’un traumatisme grave du poignet. Tout le carpe se déboîte en avant ou en arrière du semi lunaire. Cette luxation du semi lunaire va entraîner soit une déchirure gave du ligament scapho-lunaire, soit une fracture du scaphoïde soit les deux. On l' a vu précédemment dans l’entorse grave du poignet. La gravité de la fracture du scaphoïde est liée  à la difficulté de consolidation de cet os ; au point que toute fracture du scaphoïde déplacée même légèrement doit être opérée, pour les fractures non déplacées une immobilisation simple suffit ;elle peut durer 3 mois!

 

 Nous avons fait un tour rapide des entorses les plus fréquentes.    

 

En gros retenir que l’articulation du milieu des doigts longs doit toujours être 

Immobilisée en extension ; les entorses graves du pouce et du poignet  doivent être opérées . la luxation  du carpe autour du semi lunaire doit également être traitée chirurgicalement.

 

Je vous parlerai prochainement des plaies de la main.

 

Par  A  SELLAH  institut  de la main REUNION 

 

 

 

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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 16:58

                                                L’algodystrophie.

 

L’algodystrophie est appelée «  réflexe sympathétic dystrophy » par les anglo-saxons .

Ce terme traduit mieux ce qui se passe.il s’agit en effet d’un phénomène réflexe  dont l’origine est une perturbation du système nerveux sympathique et les conséquences un trouble des tissus mous et du tissus osseux.la main devient douloureuse chaude , puis raide en raison de la douleur et du gonflement...

Les causes sont très variables : affections médicales :accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ; traumatiques : fractures, entorses, luxations... plaies,  chirurgie.

 

Les plus préoccupantes sont celles qui surviennent après un acte chirurgical.pour le patient non averti, il s’agit d’une aggravation suite à une chirurgie fautive entraînant la perte de confiance entre le patient et son médecin.il s’en suit des consultations successives de plusieurs médecins  qui ne pourront apporter la réponse recherchée .le traitement d’urgence ne pourra pas être institué  C’est dans ces cas qu’on observe des séquelles graves et définitives atteignant parfois tout le membre supérieur..

 

L’algodystrophie est très fréquente après chirurgie du canal carpien.

 

Quand y penser ? comment elle évolue ?

Le diagnostic reste difficile , mais on suspecte une algodystrophie  si après quelques jours la douleur non seulement ne cesse pas mais s’aggrave. Cette douleur survenant quelques jours après une intervention peut être due soit à une infection soit à une algodystrophie.En cas d’infection la douleur est pulsatile ;la cicatrice est rouge, inflammatoire . Il y a de la fièvre..rien de tout ça dans l’algodystrophie ,la douleur est à type de cuisson , la cicatrice n’est pas inflammatoire il n’y a pas de fièvre.

Les examens complémentaires : les résultats sont tardifs : déminéralisation sur les radios

La scintigraphie n’est parlante qu‘au bout de plusieurs semaines.  

L’évolution sans traitement se fait en deux phases une phase de début dite chaude : douleur gonflement raideur qui va durer un mois et demi deux mois puis une phase froide de fibrose tissulaire,la douleur est moins intense ,mais les  articulations sont  bloquées aucune mobilité au niveau du poignet et des doigts.les gestes de la vie quotidienne sont difficiles ,l’activité professionnelle impossible. Dans les formes sévères les articulations du coude et de l’épaule peuvent être  concernées.

Le traitement  Dés le diagnostic suspecté un traitement est immédiatement entrepris : c’est une urgence médicale :supprimer la douleur, diminuer le gonflement par un traitement  corticoïdes,(la calcitononine n’a pas apporté la preuve de son efficacité) l’agrément de mise sur le marché lui a été retiré elle est cependant encore prescrite .

Commencer une mobilisation douce et progressive du poignet.

la kinesithérapie est débutée après l’atténuation de la douleur,- massage transverses profonds massages désinfiltrants,bains écossais alternant chaud et glace  l’évolution va se faire sur 3-4 mois avec souvent une guérison sans séquelles.

 

 

 

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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 17:32


 

 

 

 

 

           Les ténosynovites

 

Les ténosynovites ça veut dire inflammation     (terminaison en ite) du tendon (téno) et de la membrane qui entoure le tendon (la synoviale).

 

Dans l’anatomie, c’est un peu plus compliqué que ça. En effet comme vous le voyez sur les images ci-dessus en haut ,on constate que les tendons au niveau des doigts cheminent dans une gaine comme un câble de vélo ;cette gaine est aussi constituée de poulies (image du bas) ces poulies plaquent le tendon sur la face antérieure des phalanges et empêchent la formation d’une corde d’arc lors de la flexion.

Pourquoi l’inflammation ?

Vers la cinquantaine le plus souvent chez la femme et à tout âge chez le diabétique, il se produit un épaississement et un rétrécissement de la gaine, en même temps le tendon gonfle.

Il va coulisser à frottement dur dans sa gaine.

C’est ainsi que se constitue un cercle vicieux : frottement dur –inflammation-augmentation de volume du tendon –augmentation du frottement-augmentation de l’inflammation;et de la douleur et du blocage!

Quels sont les symptômes ?

Au début la douleur est dans la paume, réveillée par la flexion  le port de charge  la douleur s’accentue avec l’évolution pour aboutir au doigt à ressaut. Le doigt fléchi à fond ne s’étend plus ou en forçant et difficilement après un claquement douloureux : le tendon est tellement gonflé qu’une fois sorti de sa gaine, il ne peut plus y entrer. Aprés quelques mois d’évolution ,  l’extension devient de plus en plus difficile et douloureuse et l’aide de l’autre main est souvent nécessaire. Le blocage et la douleur touche plus souvent l’annulaire cependant tous les doigts peuvent être touchés,y compris le pouce.

Le diagnostic est établi par l’examen clinique qui révèle une douleur dans la paume en regard de la métacarpo-phalangienne.

Les examens complémentaires sont rarement nécessaires, en cas de doute une échographie montre un épanchement liquidien dans la gaine tendineuse.

Le traitement va consister à faire, après une anesthésie locale ,une infiltration  de corticoïdes retards (altim) avec un bon résultat dans 90% des cas.

Une seconde infiltration peut être nécessaire  15 jours après.il n’est pas recommandé de faire plus de 3 infiltrtions par an.

L’échec du traitement médical  ou d’emblée chez le diabétique insulino- dépendant nécessite  un geste chirurgical qui consister à ouvrir la gaine pour libérer le tendon.

Parmi les complications : les adhérences se traduisent par la difficulté à fléchir le doigt ; une rééducation est nécessaire  pour retrouver la flexion complète du doigt.

Les adhérences des branches nerveuses entraînent une baisse de la sensibilité du doigt, la sensibilité normale est retrouvée au bout de quelques mois

L’algodystrophie survient dans 10% de cas un chapitre spéciale li sera consacré .

par  A  SELLAH   tel 0262 40 60 86 

 

 

                          

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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 17:32


 

 

 

 

 

           Les ténosynovites

 

Les ténosynovites ça veut dire inflammation     (terminaison en ite) du tendon (téno) et de la membrane qui entoure le tendon (la synoviale).

 

Dans l’anatomie, c’est un peu plus compliqué que ça. En effet comme vous le voyez sur les images ci-dessus à gauche ,on constate que les tendons au niveau des doigts cheminent dans une gaine comme un câble de vélo ;cette gaine est aussi constituée de poulies (image de droite) ces poulies plaquent le tendon sur la face antérieure des phalanges et empêchent la formation d’une corde d’arc lors de la flexion.

Pourquoi l’inflammation ?

Vers la cinquantaine le plus souvent chez la femme et à tout âge chez le diabétique, il se produit un épaississement et un rétrécissement de la gaine, en même temps le tendon gonfle.

Il va coulisser à frottement dur dans sa gaine.

C’est ainsi que se constitue un cercle vicieux : frottement dur –inflammation-augmentation de volume du tendon –augmentation du frottement-augmentation de l’inflammation;et de la douleur et du blocage!

Quels sont les symptômes ?

Au début la douleur est dans la paume, réveillée par la flexion  le port de charge  la douleur s’accentue avec l’évolution pour aboutir au doigt à ressaut. Le doigt fléchi à fond ne s’étend plus ou en forçant et difficilement après un claquement douloureux : le tendon est tellement gonflé qu’une fois sorti de sa gaine, il ne peut plus y entrer. Aprés quelques mois d’évolution ,  l’extension devient de plus en plus difficile et douloureuse et l’aide de l’autre main est souvent nécessaire. Le blocage et la douleur touche plus souvent l’annulaire cependant tous les doigts peuvent être touchés,y compris le pouce.

Le diagnostic est établi par l’examen clinique qui révèle une douleur dans la paume en regard de la métacarpo-phalangienne.

Les examens complémentaires sont rarement nécessaires, en cas de doute une échographie montre un épanchement liquidien dans la gaine tendineuse.

Le traitement va consister à faire, après une anesthésie locale ,une infiltration  de corticoïdes retards (altim) avec un bon résultat dans 90% des cas.

Une seconde infiltration peut être nécessaire  15 jours après.il n’est pas recommandé de faire plus de 3 infiltrtions par an.

L’échec du traitement médical  ou d’emblée chez le diabétique insulino- dépendant nécessite  un geste chirurgical qui consister à ouvrir la gaine pour libérer le tendon.

Parmi les complications : les adhérences se traduisent par la difficulté à fléchir le doigt ; une rééducation est nécessaire  pour retrouver la flexion complète du doigt.

Les adhérences des branches nerveuses entraînent une baisse de la sensibilité du doigt, la sensibilité normale est retrouvée au bout de quelques mois

L’algodystrophie survient dans 10% de cas un chapitre spéciale li sera consacré .

par  A  SELLAH   tel 0262 40 60 86 

 

 

                          

Par sellah
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